Partager la page

Actualités > [VIDÉO] Violences conjugales : un fléau de notre société

Actualité précédente

[VIDÉO] Violences conjugales : un fléau de notre société

Actualité précédente
20 novembre 2020

Société égalité Education Sécurité

Illustration de l'actualité
Partager la page

En 2019, 146 femmes ont péri sous les coups de leur conjoint. Soit 25 de plus que l’année précédente. La journée du 25 novembre est l’occasion de mobiliser la société toute entière.

Vous êtes victime de violences conjugales ?

  • Appelez le 3919. L’appel est anonyme et gratuit. En appelant le 39 19, les services du Département vous mettent en relation avec des lieux d’hébergement d’urgence, où vous serez conduite gratuitement en taxi depuis votre domicile. Un proche ou un tiers peut appeler pour vous.

/!\ Le 3919 n’est pas un numéro d’urgence.

  • Contactez le centre d’information sur les droits des femmes et de la famille (C.I.D.F.F.) de l’Eure : 12 rue de l’Espéranto à Evreux – Tél. 02 32 33 44 56

En cas de situation de danger :

contactez la police (17), la gendarmerie (112) ou les pompiers (18).
Pour les sourds et malentendants, c’est le 114 (SMS, visiophonie, chat).

TEMOIGNAGE : 14 ans entre les mains d’un pervers narcissique

« Mon mari m’a d’abord menacée pour que j’arrête de travailler. J’ai abandonné mon métier de sage-femme et d’écrivaine. J’ai ainsi laissé le roman que j’avais commencé. (…) J’avais des pièces interdites dans la maison, notamment la grande pièce à vivre. Il a éloigné tous mes amis, m’a complètement isolée ; j’ai vécu onze ans sans télévision, sans journaux, pratiquement sans radio, sans téléphone. Mon nom n’apparaissait plus nulle part. (…) »

J’étais :
« une pétasse, feignasse, une salope… »

« La faute était sur moi, toujours. Devant les autres, il me montrait un amour indéfectible, mais en privé, j’étais “une pétasse, feignasse, une salope et une pute”. Cependant, si vous l’aviez rencontré, il vous aurait séduit en quelques minutes. Je continuais à l’admirer. J’ai mis longtemps à comprendre à quel point j’allais vers la déchéance et la mort. »

Comment sortir de cet enfer ?

Pourtant, Marie Murski s’en est sortie. Juste à temps peut-être avant que l’irréversible n’arrive… Dans son récit, Cris dans un jardin, (quatre rééditions), adapté au théâtre, par la Compagnie Théâtre des Trois Gros, Marie Murski décrit le processus irréversible de la violence, de la terreur, puis la façon dont elle a pu échapper à cet enfer. « Deux femmes du CIDFF (Centre d’Information des droits des femmes et de la famille) m’ont sauvée. Après mon premier entretien, je n’étais plus la même. »

Malheureusement, le confinement a fait exploser les violences au sein du couple, comme l’a constaté Romain Cocheteux, juriste au CDIFF. Les chiffres sont accablants. Enfermées à la maison, les femmes ne pouvaient pas contacter les associations ou la gendarmerie. D’où l’idée du CIDFF d’installer une permanence éphémère à Carrefour Évreux : « En venant faire leurs courses, les femmes ont pu nous confier leurs problèmes. »

Sur le terrain, différentes associations prennent en charge les victimes de violences conjugales, femmes et hommes : associations d’aides aux victimes, intervenants sociaux et gendarmerie.
Un gendarme, référent dans le cadre des violences intra-familiales, explique :  « Je vois des femmes et même les familles entières, victimes de violences intra familiales. On parle d’emprise. Ces faits sont interdits et punis par la loi. »

Les mesures du Grenelle contre les violences mises en place l’an passé par le gouvernement, devraient aussi aider ce fléau à faire infléchir les chiffres. Du moins, c’est à espérer…

Que faire sur le terrain ?

Comment agit le Département ?

Depuis plusieurs années, le Département finance avec l’Etat, 5 postes de travailleurs sociaux. Ils travaillent au sein des commissariats et des gendarmeries de l’Eure pour favoriser le recueil des plaintes, écouter, accompagner et orienter. C’est aussi la présence permanente sur le terrain de ses équipes médico-sociales, en proximité sur les territoires qui permettent de détecter et d’aider les victimes.

Vous voulez rencontrer un intervenant social ?

Appelez un de ces numéros :

  • Département : 02 32 31 97 17
  • Commissariat de police :
    Évreux : 06 89 82 67 75  – Vernon : 06.30.42.18.83 – Val-de-Reuil : 38 87 57 40
  • Gendarmerie :
    Bernay : 06 43 67 63 04 – Evreux : 06 10 39 90 58
Partager la page

Ces actualités peuvent vous intéresser

















Dispositions relatives à la protection des données : Les informations recueillies dans ce formulaire font l’objet d’un traitement informatique, auquel vous consentez, destiné à instruire votre demande. Elles sont conservées pendant toutes la durée de votre inscription à la newsletter et elles sont destinées au Conseil Départemental de l'Eure. Conformément à la loi, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux informations vous concernant. Si vous souhaitez exercer ce droit, veuillez formuler votre demande auprès du Département de l’Eure – Hôtel du Département – Direction des Systèmes d’Information – Délégué à la protection des données – 14 Boulevard Georges Chauvin – 27021 EVREUX Cedex.