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L ’Eure, terre d’un patrimoine vivant

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Dans l’Eure, les sites architecturaux majeurs ou remarquables sont légion. Les monuments et édifices religieux se comptent par centaines tout comme les châteaux ou les belles demeures mais aussi les simples lavoirs, colombiers ou fontaines. Le Département, conscient de cette richesse mais aussi des contraintes et des charges que cela impose, agit pour préserver et valoriser ce patrimoine d’exception. Tout en opérant des choix.

Le patrimoine architectural et mobilier est l’une des composantes majeures de l’identité euroise. Il est donc légitiment l’un des axes retenus pour le développement de la nouvelle politique culturelle du Département.

Ce patrimoine, arrivé jusqu’à nous en traversant le temps, est cependant fragile. Il requiert, plus que tout autre une politique volontariste de la puissance publique mais aussi le soutien de mécènes et l’engagement des habitants.

Renforcer l’attractivité culturelle et touristique de l’Eure

Les atouts du département sont nombreux et parfois singuliers et méconnus : la vallée de la Seine, le patrimoine industriel, la facture instrumentale, le Moyen-Âge sont des thématiques fortes du patrimoine eurois qu’il convient de faire connaître mais aussi d’entretenir. C’est pour cette raison que le Département a initié depuis la fin de l’année 2016, le dispositif « Mon Village, Mon Amour »

Ce dispositif permet d’aider les communes à sauvegarder le petit patrimoine de leur territoire en proposant une subvention pour réaliser des travaux sur du patrimoine non protégé, pour lequel les autres aides sont peu nombreuses. Indirectement, il encourage également les initiatives locales d’animation et de promotion des sites et renforce le lien affectif des Eurois avec le patrimoine proche de chez eux.

Montrer à voir aux Eurois et aux autres

C’est un paradoxe eurois : ce patrimoine, pourtant riche, diversifié et de grande qualité reste souvent méconnu y compris des habitants du département. D’où l’idée de le monter et de le mettre en valeur lors de grands rendez-vous populaires.

Pierres en lumières

Initiée par la Fondation du patrimoine dans l’Orne, l’Eure a rejoint cette manifestation en 2016. Elle permet à tous, petits et grands, en famille ou entre amis, de (re)découvrir le patrimoine mis en lumière le temps d’une soirée insolite.

Ce rendez-vous annuel gratuit est devenu un temps fort dans l’Eure. Le Département incite lieux et volontaires à s’inscrire et à rejoindre la diversité des initiatives prises pour cette soirée du mois de mai.

Les journées européennes du patrimoine

Quelle meilleure occasion d’aller à la découverte du patrimoine à côté de chez soi ou un peu plus loin ? Pour la première fois en 2019, le Département va soutenir onze initiatives et lieux dans l’Eure pour aller plus loin que la simple découverte d’une église, d’un site archéologique, d’une abbaye ou d’une halle en doublant l’intérêt par une performance artistique.

Des sites départementaux remarquables

Le Département est propriétaire de trois sites, aux histoires et aux destins très différents mais qui comptent dans le paysage du patrimoine de l’Eure.

Le domaine d’Harcourt

C’est l’endroit privilégié des sorties nature et découverte, en famille avec au cœur de la visite les arbres et le château. Véritable écrin propice à l’accueil et à de nombreuses activités de plein air, le site permet aussi l’accueil chaque année de manifestations d’envergure comme les Médiévales ou les Automnales.

Gisacum

A quelques kilomètres d’Évreux, le site archéologique de Gisacum vous invite à découvrir l’histoire d’une importante ville sanctuaire de l’époque gallo-romaine et à visiter des thermes antiques mis en valeur dans un jardin archéologique.

Le caractère exceptionnel du site lui confère une forte notoriété auprès de la communauté scientifique. Le public peut également gratuitement visiter les lieux et accéder au centre d’interprétation et au jardin archéologique afin de mieux comprendre cette ville sanctuaire gallo-romaine.

A noter que Gisacum est aussi le siège de la Mission Archéologique Départementale de l’Eure (MADE) qui dispose d’une équipe d’archéologie préventive dédiée à̀ la recherche et à la conservation.

La filature Levavasseur

Au cœur de la vallée de l’Andelle, la filature Levavasseur est parfois qualifiée de cathédrale industrielle. Non sans raison. Les vestiges encore debout sont impressionnants et témoignent d’un style néogothique anglais en vogue XIXe siècle dans le nord de la France et aujourd’hui presque totalement disparu du paysage.

Le Département est propriétaire de ce site depuis les années 60. Il pose des problématiques certaines de sécurité, de conservation, de mise en sécurité et de mise en valeur touristique qui restent d’actualité dans la nouvelle politique culturelle du Département.

Un patrimoine mieux connu et donc mieux préservé

Mieux connaître un patrimoine contribue à sa préservation et donc à sa valorisation. Dans ce cadre, le Département de l’Eure accorde depuis longtemps une importance au travail d’inventaire, de recherche et de mise en valeur du patrimoine eurois. Plusieurs services départementaux travaillent dans cette direction.

La conservation départementale du patrimoine

Elle est chargée de la gestion scientifique, de la préservation et de la valorisation du patrimoine historique de l’Eure qu’il soit monumental ou mobilier.

Qu’ils relèvent du domaine religieux, profane, instrumental, ethnographique, vernaculaire ou industriel, ces objets et édifices, disséminés aux quatre coins du département, constituent un formidable sujet d’étude et une source inépuisable pour la mise en valeur du territoire. Il faut le savoir : avec plus de 4 400 objets protégés au titre des Monuments historiques, l’Eure figure en effet parmi les dix départements français les plus riches en matière de patrimoine mobilier protégé.

La conservation départementale du patrimoine alimente en particulier depuis 2002 un fonds documentaire et photographique, « Patrimoine de l’Eure », accessible à tous :

La Mission Archéologique de l’Eure (MADE)

Initialement mise en place pour valoriser le site de Gisacum, la Mission Archéologique Départementale a progressivement vu s’élargir le champ de ses prérogatives et de ses compétences. Elle compte aujourd’hui parmi les principaux acteurs de l’archéologie publique nationale et contribue à différents titres aux projets des territoires et à la connaissance, et donc directement à la préservation, du patrimoine ancien et des vestiges archéologiques qui ne manquent pas dans l’Eure.

Les archives départementales

Documents administratifs, photographies, presse… Les archives départementales de l’Eure conservent et mettent à disposition des chercheurs et également du grand public des milliers de documents relatifs à l’histoire du département de l’Eure depuis le XIe siècle. Un patrimoine à part entière.

Pour en faciliter l’accès sans nuire à leur conservation, de plus en plus de documents sont numérisés et accessibles en ligne : www.archives.eure.fr

Créées par la loi du 5 brumaire an V (1796), les archives départementales accueillent alors les archives produites par les administrations et juridictions de l’Ancien Régime, ainsi que les fonds confisqués à la noblesse et au clergé.

Depuis, elles reçoivent aussi les archives des services déconcentrés de l’État, des tribunaux, du Conseil départemental et des notaires eurois. Y sont également déposées les archives anciennes des communes de moins de 2 000 habitants et des hôpitaux. Des fonds privés (fonds de familles, d’associations, d’entreprises…) et plusieurs bibliothèques concourent à l’enrichissement des collections.

Les Archives départementales exercent au nom de l’État le contrôle scientifique et technique sur les archives publiques et en assurent la collecte. Depuis 1986, la conservation, le classement et la communication des documents conservés aux Archives départementales de l’Eure relèvent des compétences du Conseil départemental.

En quelques chiffres :

  • 25 km de documents conservés (pour une capacité de 30 km équipés)
  • 300 m linéaires d’accroissement annuel
  • 920 lecteurs inscrits chaque année
  • 11 000 documents communiqués en salle de lecture
  • 5,5 millions de pages numérisées
  • 422 000 visites annuelles sur le site Internet
  • 26,5 millions d’images visualisées par an